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Site du Lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack
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 La plume de MBOSSE

                               Portrait

 Moussa Dia, professeur de lettres modernes au Lycée Valdiodio Ndiaye. L’éminente carrière d’un professeur.

Il est dix heures passé d’une dizaine de minutes. Moment durant lequel, la sonnerie de l’école se faisait entendre de loin. Dans la salle des professeurs, se trouvait un monsieur du nom de Moussa Dia. Etendu sur sa chaise, il nous parlait aisément de sa vie.

Il était habillé d’un grand boubou aux  très fine de couleur rouge sombre et des chaussures noires fermées. Né à Sibandi Bassou, petit village de Casamance, il passa presque toute son enfance à Ziguinchor. Agé d’une soixantaine d’années, il mena sa carrière habilement. A la fois professeur et photographe artisan, Moussa Dia s’était initié à la menuiserie, à la maçonnerie, à être jardinier et même puisatier. Pour lui l’homme peut tout apprendre. Il est à la portée de tout ce dont il a besoin. De teint clair il est d’origine peulh qui ne parle pas sa langue, par contre il s’exprime bien en mandingue. Vieux solide, il s’emble bien portant. Il fit ses études primaires à Sédhiou, le Lycée à Ziguinchor et suivit sa formation professionnelle à l’université de Dakar. Figurant parmi les meilleurs de sa promotion avec un diplôme de professeur de lettre modernes, il enseigne d’abord aux Prytanée militaire. Deux ans après, il fut affecté à Kaolack en 1976. Il y exerce jusqu’à présent sa profession. Du haut des ses  1.75 mètres, Moussa Dia est un professeur modèle avec sa théorie, « le faire-faire ». D’après lui il conçoit sa philosophie comme suit : « apprendre à apprendre pour que l’apprenant puisse être autonome et de ses potentialités » Visage sillonné de rides, il a été champion de judo en 1981. Il fut le premier conseiller pédagogue itinérant sur la zone de couverture à fime dans la région de Kédougou. Il fut également primé à l’occasion du concours régional de poésie vers les années 80. Sous l’emprise de ses désirs, il a toujours eu la passion de devenir professeur un jour. Avec ses propos qui le confirment : «  j’ai fait ce métier par vocation et parce qu’aussi, à notre époque, on formait les enseignants après le certificat ». Affirme – t-il ouvertement. Très tôt, intrigué par les merveilles de l’art il y consacra une partie de se vie. D’ailleurs il fut animateur culturel, l’un des créateurs de l’Alliance franco-sénégalaise de Kaolack, et tant d’autres endroits culturels de sa région. Il réalisa même une exposition photographique sur «  l’arbre et sa plasticité ». Toujours, il fut une exposition internationale sur «  La mémoire d’un continent » lors de sa quatrième rencontre  de la biennale des arts à Bamako en 2002. Artisan de niveau élève ; il avoue : «  j’ai «été la première personne à faire une exposition de photos (noirs et blancs) ici à Kaolack, à Ziguinchor et à Kolda pour montrer les aspects artistiques de la philosophie ». Fervent musulman pratiquant, Moussa Dia est un homme généreux avec comme slogan «  tout partager ». Le buste courbé, montre noire attachée à la main la main sur le genou, la pousse et l’index pointé sur le menton, il parla à voix basse. Le regard  droit et fixe, il riait en disant : « Le sourire que l’on apporte aux gens, la valeur du sacrifice et la persévérance dans tous les domaines sont des choses qui m’ont le plus marqué dans ma vie ». Les lunettes aux yeux, cheveux tous blancs à dire d’un expert, il soutient : « un professeur doit se munir d’une patience et d’une modestie extrême pour mieux véhiculer le savoir. L’élève ne doit jamais se décourager ni jamais avoir honte de poser des questions et de  se tromper ». D’où la perfection n’existe pas chez l’être humain. Du genre simple modeste et observateur, Moussa Dia est un homme rigoureux efficace et observateur. Ainsi dit il dans ses propos : « je suis ‘‘ œil et ouie’’ ».

Cependant, toujours volontaire, il possède un champ dénommé « Champ école ». Et il compte » y  passer plus de temps quand il sera à la retraite.

 

Dibor Diouf 2nde SO1